Équipes favorites de la Coupe du Monde 2026: analyses et cotes

Les équipes favorites de la Coupe du Monde 2026 avec les cotes et analyses des principales sélections

Quand le Maroc à élimine l’Espagne et le Portugal au Mondial 2022, les grilles de pronostics ont explosé et les bookmakers ont perdu des millions sur des cotes qu’ils pensaient inattaquables. Ce genre de seisme est ce qui rend la Coupe du Monde unique: les favoris sont favoris jusqu’à ce qu’ils ne le soient plus, et le format à 48 équipes du Mondial 2026 multiplie les occasions de surprises.

Après neuf ans à analyser les cotes des grandes compétitions, je classe les équipes favorites de la Coupe du Monde 2026 en trois tiers: les grands favoris dont la cote titre tourne autour de 5.00 à 8.00, les outsiders sérieux cotes entre 10.00 et 25.00, et les dark horses au-delà de 25.00 qui pourraient fracturer le tableau. Cette hiérarchie n’est pas figee — elle bougera avec les blessures, les matchs amicaux et les premiers résultats du tournoi — mais elle reflète l’etat actuel du marché à deux mois du coup d’envoi. Mon analyse couvre les 15 sélections les plus pertinentes pour les parieurs, avec un focus particulier sur nos Diables Rouges et leur positionnement dans cette hiérarchie mondiale.

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Tier 1: les grands favoris

Quatre sélections se détachent dans les cotes des bookmakers avec des probabilités implicites supérieures à 12%. Ce sont les équipes que le marché considéré comme les plus susceptibles de soulever le trophee le 19 juillet au MetLife Stadium — mais chacune traine ses propres zones d’ombre.

Argentine — cote titre: 5.50 à 6.50

La tenante du titre se présenté au Mondial 2026 sans son joueur le plus décisive de l’histoire récente. Lionel Messi a annoncé sa retraité internationale après la Copa America 2024, et l’Albiceleste doit désormais prouver que le titre 2022 n’etait pas un exploit lie à un seul homme. La bonne nouvelle: le noyau de 2022 est encore la. Enzo Fernandez pilote le milieu avec l’autorité d’un vétéran de 25 ans, Julian Alvarez a explosé au plus haut niveau européen et Alejandro Garnacho apporte la vitesse et l’imprévisibilité que l’équipe perdait parfois avec un Messi vieillissant. Lionel Scaloni a construit un collectif dont la solidité défensive — 3 buts encaisses en 7 matchs au Mondial 2022 — est la véritable fondation. La cote de 5.50 reste la plus basse du tableau, ce qui signifie que le marché croit encore en cette équipe même sans Messi. Mon avis: la cote est justifiee mais n’offre pas de valeur exceptionnelle.

France — cote titre: 6.00 à 7.00

Les Bleus chassent un troisième titre mondial et disposent sans doute du meilleur effectif brut du tournoi. Kylian Mbappe, à 27 ans, entre dans sa période de maturité absolue avec une saison complète au Real Madrid derrière lui — la première sans les turbulences d’un transfert. Sa vitesse reste dévastatrice, mais c’est son jeu de combinaison et sa capacité à décrocher qui ont progressé le plus. Antoine Griezmann, s’il est sélectionné à 35 ans, apporte l’expérience des phases finales et une intelligence tactique irreplacable dans les matchs serres.

Aurelien Tchouameni et William Saliba incarnent la nouvelle colonne vertebrale: le premier contrôle le rythme du milieu de terrain avec une autorité croissante, le second à transforme la défense française en muraille à Arsenal. Le banc français — Ousmane Dembele, Marcus Thuram, Eduardo Camavinga, Bradley Barcola — rivalise avec n’importe quel titulaire adverse. Didier Deschamps, en poste depuis 2012, connaît la grammaire des grands tournois mieux que personne: deux finales (2018 gagnee, 2022 perdue aux tirs au but) et une gestion des egos qui force le respect dans un vestiaire où les personnalités fortes se bousculent.

Le Groupe I (Sénégal, Irak, Norvège) ne devrait pas poser de problème majeur, mais Erling Haaland face à la défense française sera l’un des duels les plus scrutes de la phase de groupes. La profondeur de l’effectif est l’atout numero un de la France dans un tournoi à 7 matchs — la ou d’autres équipes s’épuisent, les Bleus peuvent changer de registre tactique sans perdre en qualité.

Brésil — cote titre: 7.00 à 8.50

Le Brésil n’a plus gagne la Coupe du Monde depuis 2002, et cette disette de 24 ans pese sur une nation qui considéré le titre mondial comme un droit héréditaire. L’élimination en quarts de finale en 2022 contre la Croatie aux tirs au but a laissé des cicatrices, mais la Seleção arrive en 2026 avec une génération qui semble prête. Vinicius Jr est le meilleur joueur du monde sur la forme actuelle, Rodrygo complemente son compere du Real Madrid, et Endrick — 20 ans en juillet 2026 — incarne l’avenir avec une précocité qui rappelle le jeune Ronaldo. Le Groupe C (Maroc, Écosse, Haiti) est gerable, même si le Maroc pose un defi tactique réel. La cote entre 7.00 et 8.50 reflète un potentiel énorme mais aussi une faillibilite psychologique dans les moments décisifs — le Brésil a perdu ses trois derniers matchs à élimination directe en Coupe du Monde.

Angleterre — cote titre: 7.50 à 9.00

Les Three Lions sont la definition du « toujours la, jamais vainqueurs » — finaliste en 2021 à l’Euro, quart de finaliste en 2022, demi-finaliste en 2018. Le talent individuel est indiscutable: Jude Bellingham est devenu un joueur de classe mondiale qui décidé des matchs à lui seul, Harry Kane continue de marquer avec une régularité mécanique malgre ses 32 ans, et Bukayo Saka a atteint un plateau de performance exceptionnel à Arsenal. Phil Foden et Cole Palmer ajoutent une créativité debordante au milieu offensif, et Declan Rice fournit l’assise défensive que l’Angleterre à toujours recherchee.

Le problème recurrent de l’Angleterre est tactique: sous la pression des grands matchs, l’équipe tend a se replier et à perdre le contrôle du milieu de terrain. Thomas Tuchel, arrive après l’Euro 2024, a tenté d’injecter plus de proactivite, mais le bilan de la transition reste mitige. Le Groupe L (Croatie, Ghana, Panama) est compétitif sans être menaçant, mais un éventuel croisement avec la France où l’Argentine dès les huitièmes pourrait ecourter le parcours. La cote de 7.50 est coherente avec le profil de l’équipe: un favori réel mais rarement décisif au moment suprême. L’Angleterre possède le banc le plus profond du tournoi après la France — un avantage considérable dans un format où la fatigue devient un facteur discriminant à partir des quarts de finale.

Tier 2: les outsiders sérieux

Ces cinq sélections ne sont pas les plus cotees pour le titre, mais chacune possède les ingredients pour atteindre les demi-finales — et dans un Mondial à 48 équipes, les demi-finales sont à seulement 4 victoires de la finale. L’histoire regorge de parcours improbables: la Croatie en 2018, le Maroc en 2022, la Turquie en 2002. Le format élargi multiplie ces possibilités.

Espagne — cote titre: 8.00 à 10.00

Championne d’Europe en 2024 avec un jeu éblouissant, la Roja est peut-être l’équipe la plus sous-cotee du tournoi. Lamine Yamal aura 19 ans pendant le Mondial et à déjà démontré qu’il pouvait décider des matchs au plus haut niveau — sa performance en finale de l’Euro, à seulement 17 ans, etait proprement stupéfiante. Pedri, quand il est épargné par les blessures, est le meilleur milieu offensif de sa génération. Nico Williams apporte une dimension d’explosivite sur l’aile que peu de défenseurs savent gérer. Le milieu de terrain espagnol contrôle la possession avec une précision chirurgicale qui fait de chaque match un exercice de patience pour l’adversaire.

Le Groupe H avec l’Uruguay est le seul obstacle réel en phase de poules — un duel qui s’annonce comme l’un des matchs les plus attractifs de la phase de groupes. Si l’Espagne sort de son groupe avec confiance, son style de jeu — possession dominante, pressing haut, transitions rapides — est celui qui voyage le mieux dans un tournoi intercontinental. La chaleur américaine favorise les équipes qui controlent le ballon plutôt que celles qui pressent sans relache, et l’Espagne est historiquement la meilleure équipe du monde dans cet exercice.

Allemagne — cote titre: 10.00 à 14.00

L’Allemagne a retrouvé des couleurs après l’Euro 2024 à domicile, où l’élimination en quarts par l’Espagne n’a pas effacé l’impression d’une équipe reconstruite sur des bases solides. Florian Wirtz et Jamal Musiala forment le duo creatif le plus excitant du football européen — leur complementarite technique et leur capacité à trouver des espaces entre les lignes rappellent les meilleurs tandems offensifs de l’histoire de la Mannschaft. Julian Nagelsmann a injecté une intensité et une flexibilite tactique que l’équipe avait perdues depuis le titre de 2014, alternant entre un 4-2-3-1 classique et un 3-4-3 plus aventureux selon l’adversaire. Kai Havertz et Niclas Fullkrug offrent des options offensives complementaires, tandis que Joshua Kimmich reste le métronome du milieu. Le Groupe E (Cote d’Ivoire, Équateur, Curaçao) est le plus accessible du tournoi pour un favori — la qualification est quasi acquise. La cote de 10.00 est généreuse pour une équipe de ce calibre. L’Allemagne n’est plus la force dominante de 2014, mais elle reste capable de battre n’importe qui sur un match donne, et Nagelsmann a prouvé sa capacité à préparer tactiquement les grands rendez-vous.

Pays-Bas — cote titre: 14.00 à 18.00

Les Oranje n’ont jamais gagne la Coupe du Monde — trois finales perdues (1974, 1978, 2010) restent une blessure ouverte dans le football néerlandais. L’équipe actuelle est solide sans être spectaculaire, avec une défense organisée autour de Virgil van Dijk (34 ans mais toujours dominant dans les airs) et une attaque portee par Cody Gakpo et Xavi Simons. Ce dernier, à 23 ans, est le createur numero un de l’équipe et sa capacité à porter le ballon dans les espaces intermédiaires rappelle les meilleurs moments de Wesley Sneijder en 2010. Le Groupe F avec le Japon, la Tunisie et la Suède est le plus équilibre du tournoi pour un favori: aucun adversaire n’est faible, et les Pays-Bas devront être concentres dès le premier match pour éviter un piège à la japonaise — rappelons que le Japon a battu l’Allemagne et l’Espagne en 2022.

Belgique — cote titre: 17.00 à 22.00

Les Diables Rouges abordent ce qui pourrait être le dernier grand tournoi du golden génération. Kevin De Bruyne aura 35 ans en juin 2026, Romelu Lukaku 33 ans et Thibaut Courtois 34 ans. La question centrale n’est pas le talent — il est immense — mais la fraicheur physique et la capacité de ces joueurs a livrér encore 6 ou 7 matchs à haute intensité en plein été américain. Domenico Tedesco à modernisé le système tactique et intégré une vague de jeunes prometteurs (Jeremy Doku, Amadou Onana, Arthur Vermeeren), mais le Mondial 2026 sera un test de vérité: la Belgique peut-elle enfin transformer son potentiel en résultat concret ? Le Groupe G est un cadeau, mais c’est en phase à élimination directe que les Diables devront prouver qu’ils ont franchi le plafond de verre qui les bloque depuis 2018.

Portugal — cote titre: 15.00 à 20.00

L’ere post-Cristiano Ronaldo à officiellement commence, et le Portugal decouvre qu’il à un effectif redoutable même sans son meilleur buteur historique. Rafael Leao, installé à gauche, combine vitesse et dribble avec une efficacité qui fait de lui l’un des ailiers les plus craints du circuit mondial. Bernardo Silva dicte le tempo au milieu, Bruno Fernandes reste une machine à passes decisives et buts depuis la zone de vérité, et la génération émergente — Joao Neves au milieu de terrain, Antonio Silva en défense centrale — apporte une énergie et une faim que l’équipe n’avait plus depuis des années. Roberto Martinez a su opérer la transition sans traumatisme, et le Portugal arrive en 2026 avec une identite collective plus affirmée que sous l’ere Ronaldo. Le problème: le Groupe K avec la Colombie est un piège réel. Ces deux équipes se valent sur le papier, et une élimination prematuree de l’une où l’autre dès le premier tour n’est absolument pas à exclure — ce qui rend les cotes de qualification du Groupe K parmi les plus intéressantes du tournoi pour les parieurs avertis.

Analyse des équipes favorites et outsiders pour la Coupe du Monde 2026

Focus Belgique: dernier Mondial du golden génération ?

En 2018, j’etais au stade à Saint-Petersbourg quand la France à élimine la Belgique en demi-finale. Un but de Samuel Umtiti, une occasion de Toby Alderweireld sur la barre transversale dans les arrêts de jeu. Huit ans plus tard, la question reste la même: cette génération — peut-être la plus talentueuse de l’histoire du football belge — peut-elle enfin soulever un trophee majeur ?

La réponse honnete est: c’est improbable mais pas impossible. De Bruyne reste un createur de jeu hors norme même à 35 ans, et sa capacité à lire le jeu compense largement la perte de vitesse physique. Lukaku, malgre des saisons en club parfois chaotiques, a un bilan en sélection qui force le respect: 85 buts en 118 sélections. Courtois, quand il est en forme, est l’un des trois meilleurs gardiens du monde. Le problème est la défense: le remplacement d’Alderweireld et Vertonghen par une nouvelle génération (Zeno Debast, Wout Faes) est en cours mais pas encore consolide au plus haut niveau.

La cote de 17.00 à 22.00 pour le titre mondial reflète cette ambivalence. C’est trop bas pour un véritable outsider et trop haut pour un favori. La Belgique se situe dans un entre-deux que je qualifierais de « dangereuse pour tout le monde, favorite pour personne ». Le parcours ideal passerait par une première place dans le Groupe G (quasi acquise), un Round of 32 confortable et un huitième de finale gerable avant d’affronter un gros morceau en quarts.

L’intégration de la jeune génération sera déterminante. Jeremy Doku, 24 ans, à la vitesse pour déstabiliser n’importe quelle défense. Amadou Onana apporte la puissance physique au milieu. Arthur Vermeeren, forme à l’Atletico Madrid, à la maturité tactique d’un joueur bien plus age. Si Tedesco reussit à faire cohabiter ces talents avec les vétérans De Bruyne, Lukaku et Courtois, la Belgique possède un melange d’expérience et de jeunesse qui peut être redoutable dans un tournoi de 39 jours.

Pour les parieurs belges, le marché le plus intéressant n’est pas le titre mais la qualification pour les demi-finales, cotee entre 3.50 et 4.50 selon les opérateurs. Un pari sûr « Belgique en demi-finale ou au-delà » offre un ratio risque-rendement bien meilleur que le pari titre, tout en captant l’essentiel de l’emotion d’un parcours profond dans le tournoi.

J’ai rédigé une analyse complète des Diables Rouges au Mondial 2026 avec le détail des joueurs clés, du calendrier et des cotes spécifiques à la Belgique.

Dark horses: les surprises possibles

A chaque Coupe du Monde, une équipe sort de nulle part et bouleverse la hiérarchie. La Corée du Sud en 2002, le Costa Rica en 2014, le Maroc en 2022 — les précédents ne manquent pas. Le format à 48 équipes augmente mecaniquement les chances qu’un outsider atteigne les quarts de finale, simplement parce que le chemin est plus long et les tirages potentiellement plus clementes dans les premiers tours.

Le Maroc est le premier nom qui vient à l’esprit. La génération qui a atteint les demi-finales en 2022 est toujours la, enrichie par l’expérience acquise au plus haut niveau. Achraf Hakimi, Hakim Ziyech et Youssef En-Nesyri forment un noyau compétitif, et Walid Regragui a prouvé sa capacité à organisér une équipe pour les grands matchs. Le Groupe C avec le Brésil est un defi, mais le Maroc à déjà prouve qu’il savait battre les favoris.

Les États-Unis jouent à domicile — un avantage historiquement décisif en Coupe du Monde. La sélection américaine a rajeuni son effectif avec des talents formes en Europe (Christian Pulisic, Gio Reyna, Yunus Musah) et bénéficiera du soutien de stades acquis à sa cause. Le Groupe D (Paraguay, Australie, Turquie) est équilibre mais à la portee d’une équipe motivee par l’enjeu local.

La Colombie est mon dark horse personnel. Cotee à 25.00 pour le titre, elle arrive au Mondial 2026 portee par une génération exceptionnelle — Luis Diaz, Jhon Arias et un collectif qui a impressionné lors des qualifications CONMEBOL. Le Groupe K avec le Portugal est exigeant, mais la Colombie a les armes pour rivaliser avec n’importe quel adversaire en phase à élimination directe. Nestor Lorenzo a bâti une équipe équilibree qui combine flair offensif et discipline défensive — une recette rare dans le football sud-américain.

Deux autres noms méritent d’être mentionnes. Le Japon continue sa progression constante: quart de finaliste surprise en 2022, dote d’une génération formee dans les meilleurs championnats européens (Takefusa Kubo, Kaoru Mitoma, Ritsu Doan), les Samourai Bleus ont les qualités techniques pour battre n’importe qui. Le Groupe F avec les Pays-Bas sera un test de vérité. La Turquie, qualifiée via les play-offs, dispose d’un effectif jeune et fougueux avec Arda Guler en fer de lance — à 21 ans, il est l’un des talents les plus excitants du football mondial. Le Groupe D avec les États-Unis sera un véritable chaudron pour Guler et ses coequipiers.

Ce qui unit tous ces outsiders, c’est le format à 48 équipes. Dans l’ancien système, un dark horse devait survivre à un groupe de 4 avec seulement 2 places qualificatives, puis enchaîner 4 victoires à élimination directe pour atteindre la finale. Dans le nouveau format, les deux tiers des équipes passent le premier tour, et le Round of 32 supplémentaire offre un match « bonus » où les surprises sont statistiquement plus probables. Pour les parieurs, les cotes sur les outsiders atteignant les quarts de finale où les demi-finales représentent souvent la meilleure valeur du marché.

Tableau comparatif des cotes

Les chiffres racontent une histoire que les analyses ne peuvent pas capturer. Voici les cotes titre du Mondial 2026 pour les principales sélections, compilees à partir de plusieurs opérateurs licenciés en Belgique. Ces cotes sont susceptibles de bouger entre la publication de ce guide et le coup d’envoi du tournoi — elles représentent un instantane du marché en avril 2026.

ÉquipeCote basseCote hauteProbabilite implicite (moy.)
Argentine5.506.5016.7%
France6.007.0015.4%
Brésil7.008.5012.9%
Angleterre7.509.0012.1%
Espagne8.0010.0011.1%
Allemagne10.0014.008.3%
Pays-Bas14.0018.006.3%
Portugal15.0020.005.7%
Belgique17.0022.005.1%
Colombie22.0030.003.8%
Maroc30.0040.002.9%
USA25.0035.003.3%
Croatie35.0050.002.4%
Uruguay30.0045.002.7%
Japon40.0060.002.0%

Plusieurs constats émergent de ce tableau. Le sommet est serre: moins de 5 points de probabilité séparent l’Argentine (16.7%) du Brésil (12.9%), ce qui reflète un consensus de marché inhabituellement ouvert. En comparaison, le Brésil 2002 où l’Espagne 2010 etaient cotes avec des écarts bien plus marques par rapport au peloton. Le deuxième constat est la position de la Belgique: à 5.1% de probabilité implicite, les Diables Rouges sont dans la zone où la cote offre un retour potentiel intéressant si vous croyez en un parcours jusqu’en demi-finale ou au-delà. Enfin, la somme des probabilités implicites dépasse largement 100%, confirmant une marge de bookmaker agregee d’environ 15 à 20% sur ce marché outright — bien supérieure à la marge sur les matchs individuels.

Pour obtenir la meilleure valeur sur un pari vainqueur, comparer les cotes entre au moins trois opérateurs est indispensable. Un écart de 1.00 point sur une cote titre (par exemple 6.00 vs 7.00 sur la France) représente une différence de gain potentiel de 100 euros pour une mise de 100 euros — ce n’est pas un detail, c’est la différence entre un pari rentable et un pari médiocre.

Tendances et mouvements de cotes

Les cotes ne sont pas statiques — elles respirent. Depuis l’annonce de la retraité internationale de Messi en aout 2024, la cote de l’Argentine est passee de 4.50 à 6.00, soit une augmentation de 33%. À l’inverse, la cote de l’Espagne à baisse de 12.00 à 8.00 après son titre à l’Euro 2024, refletant la confiance croissante du marché dans la Roja.

Trois facteurs principaux font bouger les cotes dans les semaines qui précédent un Mondial. Les blessures sont le premier et le plus brutal: une rupture des ligaments croisés d’un Mbappe ou d’un Vinicius Jr ferait bondir la cote de la France ou du Brésil de 40 à 60% en quelques heures. Les matchs de préparation (fin mai, début juin) sont le deuxième facteur: une victoire convaincante d’un favori dans un amical de prestige fait baisser sa cote, tandis qu’une performance poussive l’augmente. Le troisième facteur est le « money flow » — les volumes de mises des parieurs professionnels qui déplacent les cotes sur les grands marchés. Quand une cote baisse sans raison apparente (pas de blessure, pas de résultat), c’est souvent le signe que de l’argent informé circule.

Pour les parieurs belges, le moment optimal pour placer un pari long terme sur le vainqueur se situe généralement entre 2 et 4 semaines avant le début du tournoi — assez tot pour bénéficier de cotes encore generuses, assez tard pour avoir l’essentiel des informations sur les effectifs et les blessures. Parier trop tot (6 mois avant) expose à des risques d’événements imprévisibles ; parier pendant le tournoi signifie des cotes déjà ajustees par les premiers résultats.

Un phenomene spécifique au Mondial 2026 mérite attention: le calendrier des championnats européens se termine fin mai, laissant seulement deux semaines de préparation avant le premier match. Les blessures de fin de saison — ligaments, tensions musculaires, fatigue accumulée — se révèlent souvent pendant cette fenêtre. Les cotes reagissent immédiatement: quand un joueur clé manque la liste des 26, la cote de son équipe peut bouger de 10 à 15% en quelques heures. Surveiller les annonces d’effectifs entre le 25 mai et le 5 juin sera crucial pour identifier des mouvements de cotes exploitables.

Mon verdict sur les favoris du Mondial 2026

Si je devais choisir un vainqueur aujourd’hui, je pointerais vers la France. La profondeur d’effectif, l’expérience des phases finales et la maturité de Mbappe au poste de leader constituent la combinaison la plus complète du plateau. Mais le Mondial est le seul tournoi où les combinaisons les plus complètes ne gagnent pas toujours — demandez au Brésil 2006 ou à l’Espagne 2014.

L’Argentine sans Messi est une équipe différente mais pas nécessairement plus faible dans la durée d’un tournoi — Scaloni a bâti un collectif dont la force dépasse désormais les individualites. Le Brésil a le talent pur pour exploser n’importe quelle défense, mais doit surmonter un blocage psychologique dans les matchs couperets qui remonte à une decennie. L’Espagne a le style de jeu qui vieillit le mieux dans la chaleur américaine, et la jeunesse de son effectif est un atout que les autres favoris ne possèdent pas.

Et la Belgique ? Les Diables Rouges sont le genre d’équipe qui peut battre n’importe qui le bon jour — et perdre contre n’importe qui le mauvais. Si De Bruyne retrouve son niveau de 2018 et que Lukaku marque dans les moments décisifs, un parcours jusqu’en demi-finale est tout a fait envisageable. C’est ce qui rend cette Coupe du Monde 2026 si difficile à prédire et si passionnante à analyser pour les parieurs. 21+.

Classement des équipes favorites pour la Coupe du Monde 2026 avec cotes et probabilités
Qui est le favori numero un pour gagner le Mondial 2026 ?

L’Argentine est le favori numero un selon les cotes des bookmakers, avec une cote titre entre 5.50 et 6.50 malgre l’absence de Lionel Messi. La France suit de pres (6.00 à 7.00), puis le Brésil (7.00 à 8.50) et l’Angleterre (7.50 à 9.00). L’Espagne, championne d’Europe 2024, est considérée comme sous-cotee par de nombreux analystes.

Quelles sont les chances de la Belgique au Mondial 2026 ?

La Belgique est cotee entre 17.00 et 22.00 pour le titre, soit une probabilité implicite d’environ 5%. Les Diables Rouges sont favoris de leur Groupe G mais devront démontrer qu’ils peuvent franchir le cap des quarts de finale, un plafond qui les bloque depuis le Mondial 2018.

Quels sont les dark horses du Mondial 2026 ?

Le Maroc, les États-Unis (avantage du terrain) et la Colombie sont les principaux dark horses. Le Maroc a atteint les demi-finales en 2022, les États-Unis jouent à domicile et la Colombie dispose d’une génération talentueuse. Le Japon et la Turquie sont également surveilles par les analystes.

Créé par la rédaction de « Becdmfootball ».